Le CreusotRiche d'un passé prestigieux, la ville du Creusot fut choisie au XVIIIe siècle pour implanter la Fonderie royale de canons pour la Marine, puis la Cristallerie de la Reine Marie-Antoinette.
Vie municipaleRetrouvez l'ensemble des actualités des instances municipales : conseil, budget, délibérations.
Le Conseil municipalLe Conseil municipal se réunit en séance plénière plusieurs fois dans l’année afin de régler par des délibérations les affaires de la commune.
Les marchés publicsProfil d'acheteur de la Ville du Creusot : vous retrouverez ici les offres qu'elle publie.
RGPDLa Ville du Creusot accorde la plus grande importance à la confidentialité de vos informations.
Action Coeur de villeAction cœur de ville est un programme de l’Etat qui vise à renforcer l’attractivité des communes moyennes et notamment leurs centres-villes.
Economie LocaleL’histoire du Creusot est indissociable de l’industrie. Mais Le Creusot a su s’adapter et diversifier ses activités pour rester un pôle économique majeur.
IndustrieL’histoire du Creusot est indissociable de l’industrie. Il est impossible d’évoquer Le Creusot sans parler de la famille Schneider, qui a régné plus d’un siècle sur la ville et lui a donné sa renommée mondiale.
CommercesLe Creusot compte de nombreux commerces implantés dans ses différents quartiers. Soucieuse de redynamiser encore son centre-ville, la ville multiplie les initiatives pour renforcer son offre de proximité.
MarchésLe Creusot accueille plusieurs marchés où vous pourrez faire de bonnes affaires, que ca soit pour des produits frais, du textile ou du bazar…
S’implanter ou se développerGrâce à ses nombreux atouts, Le Creusot attire de nombreuses entreprises ou porteurs de projets. Rejoignez-les !
Démocratie participativeLe Creusot a une longue tradition de démocratie participative à travers différentes instances de concertation et d'information.
Live FacebookPlusieurs fois par an, vous pouvez dialoguer en direct avec le Maire et poser vos questions.
Budget participatifAvec le budget participatif, les habitants disposent des clés d'une partie du budget d'investissement de la Ville !
Conseil d’habitantsLe Creusot compte 5 conseils d’habitants dont les premiers ont été instaurés dès 2001, soit bien avant que la loi les rende obligatoires.
Réunions de Quartiers7 réunions de quartier sont organisées chaque année.
Lors de ces rencontres, élus et habitants se retrouvent pour dialoguer et échanger.
Tranquillité publiqueAu Creusot, la politique de tranquillité publique se décline en 2 grands axes : la sécurité publique d'une part et la médiation / prévention d'autre part.
Police municipalePlacée sous l’autorité du Maire, elle intervient en complémentarité de la Police Nationale pour effectuer des missions de prévention, de surveillance du bon ordre, de la tranquillité, de la sécurité et de la salubrité publiques.
MédiationPour assurer la tranquillité publique, Le Creusot s’appuie aussi sur son service médiation.
CISPDLe CISPD ou Conseil Intercommunal Sécurité et Prévention de la Délinquance regroupe différents professionnels (Education nationale, services des villes, du Département, de l’Etat).
Réseau VIFLa Ville du Creusot porte une attention toute particulière à la lutte contre les violences intra familiales. Dans ce cadre, elle a créé le premier réseau VIF du Département.
Aide juridiquePlusieurs structures existent pour vous aider à régler à l’amiable certains conflits.
Enfance (3-12 ans)Le Creusot a fait depuis de nombreuses années de l’éducation une grande priorité. Permettre aux enfants de s’épanouir, de s’éveiller, garantir une égalité des chances dans leur scolarité et offrir des conditions d’apprentissages optimales sont des objectifs pour lesquels elle travaille au quotidien.
Accompagnement enfants/parentsDifférentes structures interviennent pour accompagner, informer, soutenir les parents ou leur proposer des temps d’activités avec leurs enfants.
Vie étudianteLe Campus sud Bourgogne, composé de 5 établissements d’enseignements supérieur établis sur Le Creusot et Montceau Les Mines fait partie des 4 principaux pôles universitaires de Bourgogne-Franche-Comté.
Le campus Sud Bourgogne2ème campus de Bourgogne, le Campus Sud Bourgogne offre avec ses équipements et son cadre de vie, les avantages d'un campus à taille humaine.
Bibliothèque universitaireInstallée dans une ancienne halle industrielle, la Bibliothèque universitaire du campus du Creusot est ouverte à tous.
SeniorsLe service seniors situé au rez-de-chaussée des Arcades vous accueille du lundi au vendredi de 8h à 17h30 (sauf vendredi 17h) pour vous renseigner sur les activités, les droits et démarches qui concernent les seniors ou pour faire le lien avec les différents partenaires.
Le Creusot est "ville aidante Alzheimer" et fait aussi partie du réseau "Villes Amies des aînés".
Les animationsLe service seniors organise tout au long de l’année des animations ou ateliers pour permettre aux retraités de rester actifs et de maintenir un lien social.
AidesPour bien vieillir, différentes aides existent et nous vous proposons d'en prendre connaissance.
EHPADDe nombreux dispositifs existent pour favoriser le maintien à domicile. Lorsque la perte d’autonomie est trop importante, des structures prennent le relais.
Solidarité / SantéDes structures pour vous accompagner en cas de difficultés.
CCASLe Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) est un service d’accueil, d’orientation et d’aide en direction de tous les Creusotins pouvant rencontrer des difficultés.
Épicerie socialeL’épicerie sociale propose à ses usagers des produits d’alimentation et d’hygiène à bas prix.
Centre social l’escaleLe Centre Social l’ESCALE est un lieu d’accueil, d’écoute, de parole, d’animation et d’initiatives des habitants.
SantéDepuis plusieurs années, la Ville du Creusot se mobilise aux côtés des praticiens de ville et des institutions pour proposer une offre de soins des plus complètes.
Patrimoine / TourismeSituée en plein cœur de la Bourgogne, Le Creusot jouit d’un cadre de vie des plus agréables. Mais Le Creusot est aussi une ville chargée d’histoire.
Office de tourismeDécouvrez la richesse du patrimoine de notre bassin, en poussant les portes du bureau de l'Office de Tourisme situé à l'entrée du Château de la Verrerie.
Parcs et jardinsLe Creusot est une ville verte qui offre de nombreux espaces pour se ressourcer et s’aérer. La nature est à portée de main avec plusieurs grands parcs en plein coeur de la ville.
Château de la VerrerieMonument incontournable du patrimoine historique du Creusot, le Château de la Verrerie abrite le Musée de l’Homme et de l’Industrie, le Pavillon de l’Industrie, le Petit Théâtre.
Locomotive 241P17Embarquez à bord de la 241P17, pour une balade touristique !
Atelier des grues et locosConsidéré comme le plus ancien bâtiment industriel du site du Creusot, l’atelier des grues et locos a été transformé en bibliothèque universitaire.
Les plans d’eauPlusieurs plans d’eau existent aux portes du Creusot et offrent d’agréables lieux de promenade, de pêche ou de détente.
Ville sportiveAu Creusot, la pratique du sport est très développée. On ne compte pas moins de 50 clubs sportifs et 7000 licenciés.
Les parcours sportifsEn 2016, suite à une proposition des Conseils d’Habitants, une station fitness et un parcours santé ont été aménagés dans le parc de la Verrerie.
Les animations sportivesLe Creusot favorise la pratique du sport quelque soit son âge, son niveau et ses revenus.
Le Complexe Aquatique du ParcEntièrement rénové en 2018 pour offrir des prestations de qualité, le Complexe Aquatique du Parc vous accueille dans le cadre privilégié du parc de la Verrerie...
Urbanisme et cadastreLe service urbanisme vous accueille dans ses bureaux situés au Centre technique Municipal, 63 rue Anatole France pour vos démarches d’urbanisme ou pour vous permettre de consulter le cadastre.
Espaces vertsEtendu et vallonné, Le Creusot est doté de nombreux espaces verts.
Société civile immobilière (SCI) : ce qu’il faut savoir
La société civile immobilière (SCI) est une structure juridique prisée pour la gestion et l’acquisition de biens immobiliers. Elle permet à plusieurs associés de mettre en commun des ressources pour acheter, gérer ou transmettre un patrimoine immobilier tout en bénéficiant d’une fiscalité avantageuse.
La société civile immobilière (SCI) est une société civile de gestion d’immeubles dont l’objet est d’acquérir ou de faire construire un ou plusieurs immeubles, de les gérer et de les administrer.
Le recours à une SCI s’explique par la volonté des associés d’intégrer leurs immeubles dans une structure autonome, dotée de la personnalité morale et administrée par un gérant. La SCI peut louer les biens immobiliers qu’elle détient, ou les mettre à disposition de ses membres.
L’activité principale de la SCI doit être civile (ex : location d’immeubles nus) et non commerciale (ex : achat d’immeubles en vue de leur revente, location d’immeubles meublés, location de gîtes incluant des services similaires à ceux proposés par le secteur hôtelier).
Néanmoins, la SCI peut exercer une activité commerciale à titre accessoire, comme la location meublée.
Connaître les autres types de sociétés civiles dans le domaine immobilier
Si la société civile immobilière de gestion-location est la plus courante, il existe néanmoins d’autres types de sociétés civiles dans le domaine immobilier, par exemple :
SCI de construction-vente : elle a pour objet la construction d’un ou plusieurs immeubles en vue de leur vente en totalité ou par fractions.
SCI d’attribution : elle a pour objet la construction ou l’acquisition d’immeubles en vue de leur division par fractions destinées aux associés en propriété ou en jouissance. L’objet de cette société comprend la gestion et l’entretien des immeubles jusqu’à la mise en place d’une organisation différente.
SCI d’accession progressive à la propriété (SCI APP) : elle permet aux locataires de logements HLM d’accéder à la propriété du logement qu’ils occupent.
La société civile immobilière est constituée d’au moins 2 associés, personnes physiques et/ou personnes morales.
Elle peut notamment être constituée entre 2 époux, quel que soit leur régime matrimonial.
Lorsque les époux sont mariés sous un régime de communauté (communauté réduite aux acquêts, communauté de meubles et d’acquêts et communauté universelle), l’époux qui souhaite apporter à une société civile un immeuble faisant partie de la communauté doit en avertir son conjoint.
L’époux qui réalise cet apport acquiert la qualité d’associé. Son conjoint peut aussi acquérir cette qualité, pour la moitié des parts souscrites, s’il notifie à la société son intention d’être personnellement associé.
Attention
La SCI et l’indivision sont deux options permettant la détention d’un bien immobilier en commun. D’un côté, la SCI est une personne morale qui permet une gestion encadrée par les statuts et confiée à un gérant, tandis que l’indivision ne dispose pas de personnalité morale et est soumise à des règles de gestion plus strictes (accord unanime des indivisaires dans certains cas). Le régime de l’indivision s’applique d’office dans le cadre d’une succession dans laquelle il y a plusieurs héritiers.
Si vous souhaitez savoir comment créer une société et notamment une SCI, vous pouvez retrouver toute la démarche de création par étapes sur notre fiche.
La constitution d’une SCI présente certains avantages et inconvénients.
Avantages de la SCI
La constitution d’une SCI présente les avantages suivants :
La SCI permet à plusieurs personnes de réaliser un investissement immobilier qui dépasserait la capacité financière de chacun, pris individuellement. Cela peut également faciliter l’obtention de financements bancaires.
La SCI permet de scinder l’immobilier de l’activité professionnelle :
En cas de faillite, l’immeuble servant à la société d’exploitation reste la propriété exclusive de la SCI et est ainsi protégé des créanciers de la société d’exploitation.
En cas de cession de la société d’exploitation à un tiers, l’immeuble ne figure pas à l’actif du bilan comptable et n’augmente pas la valorisation de l’entreprise. Le coût pour l’acquéreur est donc moindre, ce qui peut simplifier la cession.
La SCI permet d’organiser plus librement la situation en cas de décès d’un associé et notamment d’éviter que les héritiers se retrouvent en indivision. Si l’un d’entre eux désire céder ses parts sociales, il ne contraint pas les autres à vendre le bien immobilier.
La SCI permet une transmission progressive et échelonnée dans le temps. Tout en conservant la gestion de leur patrimoine, chacun des parents peut céder des parts à ses descendants de manière successive en profitant d’abattements fiscaux intéressants, c’est-à-dire 100 000 € par enfant ou 31 865 € par petit-enfant, par donation renouvelable tous les 15 ans. De plus, la valorisation des parts est diminuée des éventuelles dettes de la société (ex : remboursement de l’emprunt bancaire ayant servi à l’acquisition de l’immeuble).
La SCI permet d’adapter les règles de fonctionnement (prise de décisions, répartition des pouvoirs, cession des parts sociales, etc.) selon les besoins des associés, grâce à la liberté offerte dans la rédaction des statuts.
À noter
La société civile immobilière (SCI) présente des avantages pour réaliser un investissement immobilier. Toutefois, les activités de nature commerciale, comme l’achat-revente, sont interdites. Pour exercer ce type d’activités, il convient d’opter pour une structure commerciale adaptée comme une SAS ou une SARL. On parle de SAS immobilière et de SARL immobilière.
Inconvénients de la SCI
En revanche, la création d’une SCI présente certains inconvénients :
Les associés ont une responsabilité financière indéfinie vis à vis des dettes de la SCI, leur patrimoine personnel peut servir à payer les créanciers de la société.
Les associés sont imposés sur la quote-part de résultat correspondant à leur participation dans le capital social, y compris quand la SCI ne leur reverse pas cette somme.
La gestion d’une SCI requiert de respecter certaines formalités administratives et comptables : tenue d’une comptabilité, rédaction des statuts, déclaration annuelle de résultat.
L’abattement de 30 % sur la résidence principale ne s’applique pas en matière d’impôt sur la fortune immobilière (IFI) lorsque l’immeuble est détenu par l’intermédiaire d’une SCI.
L’abattement de 20 % sur la résidence principale du défunt ne s’applique pas en matière de droits de succession lorsque l’immeuble est détenu par l’intermédiaire d’une SCI.
Les associés ne peuvent pas bénéficier de l’exonération de droits de donation issue du Pacte Dutreil ( 75 % d’exonération sur la valeur des titres transmis). Ce dispositif n’est pas ouvert aux transmissions d’entreprises qui ont pour objet la gestion d’un patrimoine mobilier ou immobilier.
Constitution du capital social
Le montant du capital social est déterminé librement par les associés ( 1 € minimum).
Le capital social peut être constitué par des apports en numéraire (de l’argent) et/ou en nature (des biens : immeubles, matériel, etc.).
Aucun délai n’est imposé pour la libération des apports en numéraire. Les associés fixent librement dans les statuts les modalités de ces versements. Le gérant peut être investi par les statuts du pouvoir de fixer les dates et montants des versements correspondant à la libération des apports.
Exemple
Il peut être convenu que la libération des apports se fera au fur et à mesure du remboursement de l’emprunt souscrit par la SCI pour financer l’acquisition de l’immeuble. Dès lors, la SCI règle le prix d’acquisition de l’immeuble grâce à l’emprunt ainsi qu’aux fonds provenant de la libération partielle des apports des associés.
La SCI autorise également les apports en industrie. Ces apports n’entrent pas dans la composition du capital social.
En savoir plus sur la fiscalité de l’apport en nature d’un bien immobilier
L’apport en nature consiste à transférer la propriété d’un bien à la SCI en contrepartie de parts sociales. Il s’agit donc du contraire d’une vente où la propriété d’un bien est transférée en contrepartie d’un prix.
S’agissant de l’apport d’un immeuble à la société, il doit être enregistré au service fiscal de l’enregistrement.
Cet enregistrement est gratuit lorsque l’apport est réalisé à titre pur et simple au profit d’une SCI soumise à l’impôt sur le revenu (IR).
Au contraire, l’enregistrement est payant ( 5 % du montant de l’apport) lorsque l’apport est réalisé au profit d’une SCI soumise à l’impôt sur les sociétés (IS). Toutefois, l’apporteur est exonéré du droit d’enregistrement si les 2 conditions suivantes sont réunies :
L’immeuble est affecté à l’activité professionnelle de la société.
L’apporteur s’engage à conserver pendant au moins 3 ans les parts sociales reçues en contrepartie de son apport.
À l’égard des dettes de la société, la responsabilité des associés d’une SCI est à la fois indéfinie, non-solidaire et subsidiaire :
Responsabilité indéfinie : le patrimoine personnel des associés peut être engagé si la SCI n’est pas en mesure de payer ses dettes, et ce même si les associés n’ont pas commis de faute.
Responsabilité non-solidaire : les associés ne sont responsables des dettes qu’à proportion de leur part dans le capital social de la SCI. Un créancier doit s’adresser à chaque associé et ne peut pas exiger le recouvrement de la totalité de la dette auprès d’un seul associé, au nom de tous les autres. Si un associé ne rembourse pas la partie de la dette qui lui revient, les autres associés ne sont pas tenus de payer à sa place.
Responsabilité subsidiaire : un créancier ne peut solliciter directement un associé qu’en cas d’échec de la procédure de recouvrement à l’encontre de la SCI.
Les associés de SCI s’engagent également à contribuer aux pertes de la société. À ce titre, il ne faut pas confondre la contribution aux pertes avec la responsabilité indéfinie, non-solidaire et subsidiaire aux dettes sociales. Cette dernière implique que les créanciers peuvent, sous certaines conditions, engager le patrimoine personnel des associés, tandis que la contribution aux pertes n’intervient en principe qu’après la dissolution de la société, lorsque l’actif de celle-ci ne suffit pas à désintéresser les créanciers.
À noter
En cas de cession de ses titres, la responsabilité d’un ancien associé peut être engagée au titre des dettes exigibles survenant avant la cession de ses parts sociales.
Les associés bénéficient d’une grande liberté dans la fixation des règles de fonctionnement de la SCI (statut et pouvoirs du gérant, rôle des associés, etc.).
Organe de direction
La SCI est gérée par un ou plusieurs gérants, nommés soit par les statuts, soit par un acte distinct (comme un procès-verbal d’assemblée générale), soit par une décision des associés. Le gérant n’a pas nécessairement la qualité d’associé, il peut s’agir d’un tiers (personne physique ou morale) choisi en raison de sa compétence.
Les statuts fixent les règles de désignation du gérant et le mode d’organisation de la gérance. Sauf disposition contraire des statuts, le gérant est nommé et révoqué par une décision des associés représentant plus de la moitié des parts sociales.
Le gérant peut accomplir tous les actes de gestion que demande l’intérêt de la société (ex : souscription d’une assurance professionnelle, envoi des convocations aux assemblées, paiement des cotisations sociales). Néanmoins, les statuts peuvent limiter les pouvoirs du gérant et prévoir que la conclusion de tel ou tel acte supposera l’autorisation préalable des associés (ex : conclusion d’un prêt, cession d’un immeuble de la société).
À noter
S’il y a plusieurs gérants, ils exercent séparément ces pouvoirs mais chacun peut s’opposer à une opération avant qu’elle ne soit conclue. Les statuts peuvent déterminer dans les rapports internes une répartition de pouvoirs entre les gérants, ou fixer des conditions de délibérations.
Dans les rapports avec les tiers (gestion externe), le gérant engage la société par les actes entrant dans l’objet social. Les seules limitations de pouvoirs opposables aux tiers sont celles en rapport avec un dépassement de l’objet social (par exemple, si le gérant d’une SCI dont l’objet est la gestion locative décide d’acheter des actions en bourse au nom de la société, cet acte est étranger à l’objet social et peut être contesté).
Il importe donc, lors de la rédaction des statuts, de définir l’objet social avec précision pour mieux délimiter les pouvoirs du gérant envers les tiers.
Exemple
La décision de la gérante d’une SCI de consentir un abandon de loyers à la société locataire, afin de lui permettre de se maintenir dans les lieux et de poursuivre son activité jusqu’au rétablissement de sa situation financière, est conforme aux statuts, à l’objet social et à l’intérêt social.
Par ailleurs, le gérant doit tenir une comptabilité et rendre compte de sa gestion aux associés au moins une fois par an. Cette reddition des comptes doit comporter un rapport écrit présentant l’ensemble de l’activité de la société comportant l’indication des bénéfices réalisés ou prévisibles et des pertes encourues ou anticipées.
L’absence de tenue de comptabilité est une faute du gérant qui peut entraîner sa révocation par une décision collective des associés. Ils peuvent également saisir le tribunal pour demander la révocation judiciaire du gérant.
Prise de décisions
Les prises de décisions en SCI qui excèdent les pouvoirs reconnus aux gérants sont prises à l’unanimité des associés. Toutefois, les statuts peuvent valablement prévoir que certaines décisions seront prises à une majorité qu’ils fixent.
Les décisions sont prises par les associés réunis en assemblée mais les statuts peuvent également prévoir qu’elles résulteront d’une consultation écrite.
Toute délibération des associés est constatée par un procès-verbal indiquant les noms et prénoms des associés qui y ont participé, le nombre de parts détenues par chacun d’eux, les documents et rapports soumis aux associés, le texte des résolutions mises aux voix et le résultat des votes.
La SCI relève, par défaut, du régime de l’. Les bénéfices réalisés par la société (au titre de la location d’un immeuble, par exemple) sont imposés au nom personnel de chaque associé à proportion de sa quote-part dans le capital social.
Ainsi, chaque associé doit déclarer en fonction de sa quote-part, les revenus afférents à cette activité sur sa déclaration personnelle de revenus.
À cet égard, peu importe que les associés aient effectivement perçu les sommes correspondantes, ou que les bénéfices aient été mis en réserve pour être réinvestis dans la société.
Si les associés de la SCI sont des sociétés ou entreprises individuelles relevant d’un régime réel d’imposition, chaque associé doit déclarer les revenus afférents à cette activité sur sa déclaration de résultats suivant les règles applicables au régime fiscal d’imposition de ses bénéfices. Ces règles varient selon la nature de l’associé :
Sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés (IS) intègrent leur quote-part dans leur résultat imposable à l’IS ;
BIC (bénéfices industriels et commerciaux) pour les activités commerciales, artisanales ou industrielles
BA (bénéfices agricoles) pour les activités agricoles
BNC (bénéfices non commerciaux) pour les professions libérales ou activités non commerciales
Toutefois, la SCI relève de l’ dans les 2 situations suivantes :
La SCI se livre à des activités commerciales (ex : location meublée) dans une proportion qui n’est pas accessoire à son activité civile. L’administration fiscale considère qu’au-delà de 10 % du chiffre d’affaires hors taxes, l’activité commerciale n’est plus accessoire et que la SCI doit être soumise à l’IS.
La SCI opte volontairement pour l’IS dès sa création ou en cours de vie sociale. L’option doit être notifiée, au service des impôts des entreprises (SIE), avant la fin du 3e mois de l’exercice au titre duquel la SCI souhaite être soumise à l’impôt sur les sociétés (IS). Cette option peut être révoquée jusqu’au 5e exercice suivant celui au titre duquel l’option a été exercée. À l’expiration de ce délai, l’option est irrévocable.
Le montant de l’impôt sur les sociétés (IS) est calculé à partir des résultats du dernier exercice clos. Le taux d’imposition est de25 % sur le montant du résultat fiscal (taux réduit à 15 % sur la part des bénéfices allant jusqu’à 42 500 € , sous conditions).
Le passage de la SCI à l’IS entraîne en principe l’imposition immédiate des bénéfices non encore taxés et des plus-values non encore imposées à la date du changement de régime fiscal.
SCI : comment choisir entre IR et IS ?
Le choix entre l’impôt sur les sociétés (IS) ou l’impôt sur le revenu (IR) peut être influencé par de nombreux paramètres, notamment :
Importance des loyers perçus par la société
Montant des charges supportées
Affectation des résultats
Taux marginal d’imposition des associés
Importance du patrimoine immobilier de la société, etc.
La destination de l’immeuble et la nature des travaux peuvent également constituer un critère de choix dans la mesure où les travaux d’amélioration sur un immeuble commercial ne sont pas déductibles dans le régime des revenus fonciers (impôt sur le revenu), alors qu’ils sont dans le cadre d’une société à l’impôt sur les sociétés (IS).
Déclaration de résultat
Chaque année, la SCI doit déposer une déclaration de résultat. Les modalités de cette formalité varient selon le régime fiscal de la société.
La déclaration de résultat doit être obligatoirement télédéclarée via le compte fiscal professionnel de la SCI. Elle peut être faite de 2 façons selon les cas :
Via le formulaire 2072-S (déclaration simplifiée) : lorsque tous les associés de la SCI sont des personnes physiques
Via le formulaire 2072-C (déclaration complète) : lorsque la SCI détient un bien en nue-propriété ou un logement avec déduction au titre de l’amortissement
Cette déclaration doit être réalisée au plus tard avant le 2ᵉ jour ouvré suivant le 1er mai N, pour les loyers perçus en N-1.
La déclaration doit être souscrite, en principe, dans les 3 mois de la clôture de l’exercice. Toutefois, si l’exercice est clos le 31 décembre ou si aucun exercice ne l’est au cours d’une année, la déclaration est réalisée au plus tard le 2e jour ouvré suivant le 1er mai.
Imposition des plus-values
Lorsque la SCI vend un immeuble, les plus-values réalisées par la société sont, comme ses résultats, imposés au nom des associés, de la manière suivante :
Lorsque la SCI a pour associé une entreprise individuelle exerçant une activité commerciale, industrielle ou artisanale : la plus-value relève du régime des plus-values professionnelles des entreprises soumises à l’IR.
Pour la fraction de plus-value revenant à des associés personnes physiques, les abattements pour durée de détention sont applicables et calculés à partir de la date d’acquisition de l’immeuble par la SCI, quelle que soit la date d’acquisition des parts par l’associé.
De plus, si la SCI a mis gratuitement l’immeuble à disposition d’un de ses associés personnes physiques, qui l’occupe à titre de résidence principale, la fraction de plus-value lui revenant peut-être exonérée.
SCI et règles en matière de TVA
Les activités de la SCI peuvent, selon le cas, être soumises ou exonérées de TVA.
La location de locaux à usage d’habitation ou à usage agricole est exonérée de TVA sans possibilité d’option pour la TVA.
La location de locaux nus utilisés par le preneur pour les besoins de son activité professionnelle est par principe exonérée de TVA.
En revanche, la SCI peut opter pour soumettre les baux à la TVA, afin de récupérer la TVA grevant l’acquisition, la construction et les charges relatives à l’immeuble.
La location de locaux aménagés à usage professionnel est toujours soumises à la TVA.
Il en va de même, en cas de location de locaux nus, lorsque la location constitue pour le bailleur le moyen de poursuivre l’exploitation d’un actif commercial, d’accroître ses débouchés, ou de participer aux résultats de l’entreprise locataire.
Une cession de parts sociales de SCI requiert l’agrément des associés ainsi qu’un enregistrement au service des impôts.
Agrément des associés
À l’exception des cessions consenties librement à des ascendants ou descendants du cédant, les parts sociales ne peuvent, en principe, être cédées qu’avec l’agrément de tous les associés.
Toutefois, les statuts peuvent convenir que cet agrément sera obtenu à une majorité qu’ils déterminent, ou qu’il peut être accordé par le gérant. Ils peuvent aussi dispenser d’agrément les cessions consenties à des associés ou au conjoint de l’un d’eux.
Enregistrement au service des impôts
La cession de parts sociales doit être enregistrée au service fiscal de l’enregistrement.
Cette formalité donne lieu au paiement d’un droit d’enregistrement par l’acquéreur des parts.
Le montant du droit d’enregistrement est fixé à 3 % du prix de cession diminué d’un abattement égal à 23 000 € et ramené au pourcentage du nombre de parts cédées dans le capital social.
Exemple
Un associé est propriétaire de 50 parts sociales d’une SCI dont le capital est divisé en 400 parts sociales. Il cède ses parts pour une valeur de 50 000 € .
Le montant du droit d’enregistrement est calculé de la manière suivante : Prix de cession – (23 000 x Nombre de parts cédées ÷ Nombre total de parts dans la société) x3 % .
Appliqué à notre exemple, cela donnerait : 50 000 – (23 000 × 50 ÷ 400) = 47 125 × 3 % = 1 414 € de droit d’enregistrement.
Le montant du droit d’enregistrement est fixé à 5 % du prix de cession s’il s’agit d’une société à prépondérance immobilière, c’est-à-dire une société dont plus de 50 % de l’actif est composée d’immeubles non affectés à son exploitation professionnelle.