Les 4 statues Schneider

Eugène Ier

Henri

Eugène II

Charles

  • La statue d'Eugène I er (1805-1875)

  • Située place Schneider, c'est la plus ancienne et la plus imposante. Elle a été édifiée en 1878 par souscription populaire à la mémoire d'Eugène 1er et inaugurée le 10 août 1879 en présence de Ferdinand de Lesseps.
    Réalisée par Henri Chapu, sculpteur, et Paul Sédille, architecte, elle est en bronze sur socle de pierre. Eugène Schneider, en redingote est debout, sa cape sur le bras et tient une canne. A ses pieds, une femme (la Reconnaissance) explique à son fils, jeune forgeron, ce qu'il doit au "patron". Le jeune garçon est torse nu, porte des sabots et tient une tenaille à la main.
    L'humour populaire, parfois mauvaise langue, lui fait tenir un tout autre langage : "Vois, mon fils, c'est l'homme qui a pris ta chemise"... !
    Eugène Schneider a été maire du Creusot en 1866, député en 1845 et 1852 et fut Ministre de l'agriculture et du commerce de janvier à avril 1851. Il est ensuite nommé vice-président du corps législatif par Napoléon III en 1852, puis président de 1867 à 1870. Il s'exile en Angleterre d'octobre 1870 à février 1871, après avoir été agressé par la foule qui réclamait la République. En octobre 1871, il est élu conseiller général.





  • La statue d'Henri Schneider (1840-1898)

  • La statue de Monsieur Henri Schneider, fils du fondateur des Usines du Creusot, a été inaugurée face à l'Hôtel Dieu le 30 septembre 1923. Il fut maire du Creusot, de 1884 à 1896, et député de 1889 à sa mort, la Ville lui érigea cette statue en reconnaissance de nombreuses mesures sociales.
    Elle est l'oeuvre du sculpteur Emile Edmond Peynot (grand prix de Rome 1880). Une carte est dépliée devant Monsieur Schneider, qui, du doigt, marque un point, tandis que son regard semble se fixer sur l'Hôtel-Dieu, son oeuvre.
    Le piédestal est décoré par deux fûts de canons croisés reposant sur des lauriers, symbole de la gloire. Derrière, un creuset crache des flammes, desquelles émerge la silhouette des usines du Creusot.
    De l'enfance à la fin de sa vie, l'ouvrier est pris en charge par le "système social" de l'institution Schneider. C'est ce qu'évoquent les personnages qui encadrent la statue. A droite, appuyé sur le soubassement du monument, un forgeron en tenue de travail (tenaille, sabots, tablier de cuir, masque relevé) symbolise le travail et la sécurité accordés par le patron. A gauche, un vieil ouvrier en uniforme de la maison de retraite Saint-Henri discute avec un jeune écolier. Ils représentent tous deux la prise en charge sociale.
  • La statue d'Eugène II (1868-1942)

  • Perspective du boulevard Henri-Paul Schneider (le fils, 1895-1918) entre le laboratoire, la statue et l'ensemble de la direction des usines (1911). Né au Creusot, il a été maire du Creusot de 1896 à 1900, député de 1898 à 1910 et fut élu à l'Institut (Académie des sciences morales et politiques) le 5 mai 1934. C'est sous sa direction que s'édifièrent l'aciérie du Breuil (1916), la fonderie Henri-Paul à Monthanin (1918) et le laboratoire de métallurgie (1939), successeur du laboratoire de la plaine des Riaux, où avaient été mis au point les aciers spéciaux au nickel chrome molybdène (1905) puis nickel chrome vanadium (1931).
    C'est un monument sobre, édifié à la mémoire d'Eugène II, debout en tenue de membre de l'Institut de France avec l'épée sur le côté et le plan d'urbanisme de la ville qu'il a élaboré en main. Cette statue du sculpteur Landowski est en bronze sur un socle de pierre polie. Elle a été inaugurée le 30 septembre 1951.
  • La statue de Charles Schneider (1898-1960)

  • Charles Schneider, fils d'Eugène II, sera le gérant des usines de 1942 à sa mort. Sa statue est située dans un emplacement des plus discrets, à l'écart des grandes voies de passage, sur l'une des pelouses de l'ensemble HLM du Parc. C'est à cet endroit même du parc de la Verrerie qu'il aimait s'arrêter pour méditer, lors de ses promenades à cheval. Et c'est ce morceau que Charles Schneider décide de céder à l'Opac du département en 1958. C'est également là qu'il prononça son dernier discours.
    La statue est l'oeuvre de Henri Lagriffoul, Grand Prix de Rome. Elle est en bronze sur un socle de pierre polie, très simple, sans entourage. Trois canons de bronze qui décoraient la cour du Château ont été fondus pour pouvoir la réaliser. Charles Schneider est représenté comme un promeneur solitaire et pensif, nu tête, les mains dans les poches de son pardessus.
    La statue a été inaugurée le 7 septembre 1968, en présence de Madame Charles Schneider et de ses filles, Dominique et Catherine.