Le monument aux morts
Le monument aux morts a été inauguré le 11
mai 1930.
Réalisé par l'entreprise Pagani, sous la
direction de l'architecte de l'usine, M. Devillard, les sculptures
sont de Descotes, il a été bâti à
l'emplacement d'un ancien quartier "Les Crassiers" (qui a
été démoli parce qu'il devenait insalubre)
et se situe au pied de la colline "la Montagne des Boulets" (ainsi
appelée car pendant la guerre de 1870, on tirait pour
essayer les canons).
L'ensemble mesure 20 mètres de longueur et 9
mètres de hauteur et est sculpté dans le marbre
blanc. Il est constitué d'une partie centrale en forme de
trapèze, devant laquelle une femme en pleurs est
appuyée sur un tombeau. Elle tient à la main une
couronne de lauriers.
Au dessus, un médaillon représente un poilu de
profil. Des palmes, la Légion d'Honneur et la Croix de
Guerre soutiennent le médaillon.
Au dessus de la partie centrale brûle la flamme du
souvenir.
Deux inscriptions y figurent :
"Honneur et Patrie"
Le monument a deux ailes qui portent chacune trois panneaux
où figurent les noms de 879 creusotins morts en 14-18, aux
grands champs de bataille de 14-18 : Alsace, Argonne, Champagne,
Marne, Somme et Verdun.
Le Creusot ayant à déplorer un grand nombre de
victimes pendant la deuxième guerre mondiale, une
stèle a été posée au pied de la
"Pleureuse" et inaugurée le 8 mai 1953, en présence
du Général Koenig, à la mémoire des 378
habitants victimes des bombardements.
Sur le socle a donc été rajouté : "A la
mémoire de toutes les victimes civiles du Creusot
1939-1945". Et sur les piliers, les noms de 195 soldats et
résistants.
Les noms de 10 soldats tués en Indochine (54-62)
apparaissent également et une stèle a
été rajoutée pour rappeler le souvenir des
morts en Algérie.